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Calvi

Calvi

Étant l’une des deux agglomérations  majeures de Balagne, Calvi l’une des places principales de la Corse, tant à cause de son ancienneté qu’à cause de la beauté des maisons aussi bien bâties que le comportent les ressources du pays.  Découvrez avec nous ce lieu magnifique à travers sa gastronomie, sa  culture et son histoire.

Un détour à Calvi

Calvi est une commune française située dans le département de la Haute-Corse et la collectivité territoriale de Corse. Se positionnant à l’extrémité nord-ouest de l’île, face au littoral de la Côte d’Azur, bénéficiant de conditions climatiques favorables et dans un environnement de toute beauté, la petite ville de Calvi occupe une position privilégiée en Corse. Calvi est devenue la capitale économique et touristique de la Balagne et la ville est aujourd’hui un des deux pôles touristiques de la région Corse.   

En effet, Calvi bénéficie d’un climat méditerranéen aux hivers doux et humides et aux étés chauds et secs. De par sa situation, la commune est soumise aux vents du large. Il y pleut faiblement, ce qui explique la sécheresse estivale et les grands incendies qui s’ensuivent chaque année. Son doux climat, ses plages blondes, la chaîne de montagnes parmi les plus hautes de Corse qui l’entoure, sa fière citadelle, son passé historique, ses ports et son aéroport international sont les atouts majeurs de son expansion.

Calvi et son histoire

L’histoire de Calvi se conte en cinq grande époque dont :

  • La préhistoire qui se traduit par la découverte réalisé par les fouilles archéologiques le long du cordon littoral et dans l’arrière-pays montre que la baie fut occupée en 5 000 à 2 500 ans av. J.-C. Ainsi, Les vestiges découverts indiquent les principales localisations que sont, la plage de l’Alga, Raccu, la presqu’île de la Revellata pour le bord de mer, et plus en retrait, le plateau de la Serra et la Grotta Agnellu, les deux sites les plus importants de la préhistoire de la ville.
  • L’antiquité : Avec l’Empire romain, la paix favorise les échanges entre les cités maritimes. Abri pour les flottes marchandes, Calvi devient aussi une base stratégique. La cité compte alors quatorze centuries, divisions militaires et politiques de cent hommes, commandées par des vétérans. L’urbanisation de la ville s’adapte au développement, nécessitant la nomination d’un  préfet, pour son administration. Dès lors, rien de surprenant qu’au IIe siècle de l’ère chrétienne, le géographe Alexandrin Ptolémée (90-168) désigne Calvi comme « le port le plus célèbre de l’île ». Ainsi, sur ses cartes, le géographe mentionne le nom « Cæsiæ littus », qui est identifié à la plaine du golfe de Calvi par les historiens, et celui de « Cæsiæ » est à identifier avec la plage du golfe de Calvi. De même, le nom « Palania » (variante « Palanta ») aux coordonnées 30° 20′ long. 40° 45′ lat. est aujourd’hui la Balagne.
  • Le moyen âge : Dès 1161, Gênes (la République de Gênes est l’une des grandes républiques italiennes qui duré près de huit siècles) prend possession de plusieurs places fortes de l’île dont Calvi et Bonifacio, et grâce à des familles ligures installées là depuis le XIIe siècle, contrôle le commerce au moins dans le sud de la Corse et dans le Cap.

Au cours de la deuxième moitié du XIIIe siècle, une guerre entre seigneurs amena l’édification de la Haute ville. En 1278, Calvi se confédère avec Gênes. Sa fidélité sera constante. En 1284, par une victoire navale devant l’îlot de la Meloria, les Génois mettent fin à la puissance navale et politique des Pisans. Les uns après les autres, les seigneurs corses rendent foi et hommage à la république de Gênes ; mais en 1297, Boniface VIII met un terme à cet assujettissement en accordant l’investiture de l’île au roi d’Aragon.

Parmi les 26 actes que comporte un Liber Iurium, un a été rédigé le 15 juillet 1286 à ce qui est aujourd’hui nommé L’Île-Rousse, par lequel Rollandino de Laccio s’engage auprès de Niccolino Zaccaria et Niccolino Peratio à conserver sa forteresse de Sant’ Angelo de Balagne au nom de la Commune de Gênes, et un autre dressé à Gênes le 7 février 1294 par lequel Oberto Doria vend à la Commune de Gênes le château de Calvi.

En 1298, la cité est reconstruite par Giovanninello de Loreto, allié des Génois.

Plusieurs documents rédigés en 1370 à Calvi (registres de gabelle, contrats de vente de marchandises ou de location de navires à but commercial, plaintes ou autorisations de représailles contre des Corses ayant attaqué et spolié des commerçants) sont retrouvés à l’Archivio di Stato di Genova et publiés par F. Molard en 1875.

Après un bref passage sous la domination du roi Alphonse V d’Aragon, qui prend la ville après l’avoir assiégée en 1420, Calvi passe en 1453 sous le contrôle de l’Office de Saint Georges qui l’entoure de solides murailles d’une citadelle, notamment pour se protéger d’éventuelles attaques de Pise.
Du Moyen Âge aux Temps modernes, Calvi a été une ville refuge d’une piaghja (plaine) répulsive au sud, désertée jusqu’au Vicolais. Durant la deuxième moitié du XVe siècle et au cours du XVe siècle les phénomènes de cette désertification sont bien connus : poussées de la malaria, ravages dus aux guerres intestines de caractère féodal ou de celles opposant les derniers grands féodaux à la puissance génoise qui pratiqua la terre brûlée et enfin les invasions barbaresques responsables de pillages, destructions et de l’installation d’un climat d’insécurité dans les zones littorales.

  • Les temps modernes : Calvi, l’une des principales places de Corse au début du XVIe siècle, a été la résidence du gouverneur génois de 1544 à 1548.

Au XVIe siècle, après la mort de Rinuccio Della Rocca dernier seigneur souverain de la Rocca, toute l’île passe sous le pouvoir direct de Gênes et son administration. La justice est rendue par le gouverneur et par d’autres fonctionnaires, au nombre variable suivant les époques, portant le titre de commissaire ou de lieutenant. Dans une certaine mesure, les Calvais pouvaient concourir à l’administration de la justice : « le commissaire que la République envoyait à Calvi était assisté, en matière civile, de trois « consuls » tirés au sort périodiquement (tous les six mois, puis tous les trois mois) dans une liste — un bussolo — de trente-six membres élus par les Calvais eux-mêmes. Le tribunal n’était composé de la sorte que pour les procès entre Calvais, et même les consuls jugeaient seuls et sans l’assistance du commissaire les procès champêtres ; pour les causes dans lesquelles intervenaient des gens étrangers à Calvi, le commissaire jugeait seul » – Colonna De Cesari-Rocca.

Au début de la seconde moitié du XVIe siècle, Thermes manœuvra pour que les Calvais livrent leur ville aux Français. La colline Mozzello qui domine la forteresse de Calvi (le prince Andrea Doria l’avait fait fortifier et y avait installé une compagnie d’Italiens qui formait sa garde particulière), est occupée par le condottiere Sampiero Corso avec une foule de Corses qui l’avaient suivi.

Jusqu’au XVIIIe siècle la ville reste fidèle aux Génois d’où la devise « Civitas Calvi Semper Fidelis ».

Le 21 mai 1730, au début de la Grande Révolte des Corses contre Gênes qui dura de 1729 à 1769 et dont la cause majeure était l’augmentation constante des impositions au gré des officiers et fonctionnaires génois successifs, le gouverneur Felice Pinelli dans sa première année de son mandat, visite Calvi. En 1731, Mgr Giustiniani, évêque de Sagone se réfugie à Calvi. Début juin 1731, Calvi est assiégée par des forces corses conduites le piuvanu Paganelli.

Janvier 1732, le colonel de Vins, à la tête de nouvelles troupes allemandes venues remplacer celles commandées par le baron de Wachtendonck, débarque à Calvi venant de Bastia avec 600 soldats d’élite. De Vins, qui tente d’occuper Calenzana, village voisin, y subit une lourde défaite le 14 janvier. Le 7 avril 1732, à la suite d’un accord entre Vienne et Gênes pour l’envoi de nouvelles troupes en Corse, le prince de Wurtemberg arrive à Calvi. Les forces allemandes dans l’île, en tout 11 000 hommes, seront placées sous son commandement, assisté du prince de Kulmbach, général de bataille, et du comte de Schmettau, général d’artillerie. Le 17 avril, il publiera un édit à Calvi, accordant cinq jours aux Corses pour rentrer dans l’obéissance de la République.

En octobre 1737, Calvi, Lumio, Calenzana et Algajola sont aux mains des Génois, le reste de la Balagne aux Nationaux. Calvi servira de camp de base aux troupes françaises envoyées aider Gênes et rétablir une situation préoccupante, avec promesse de laisser six bataillons en Corse, à condition qu’ils soient installés dans une place sûre comme Calvi ou Ajaccio. Gênes n’accepta pas de confier des places fortes aux Français. Le 6 septembre 1741 les dernières troupes françaises quittent Calvi pour Antibes.

En 1756 est construit le fort Maillebois que Calvi rebaptisera fort Mozzelo après le départ des Français.

En 1794 Pascal Paoli, allié des Anglais, tente de prendre la ville. Dans la nuit du 13 au 14 juillet, lors du siège de Calvi mené par l’amiral Nelson, le fort Mozzelo fut pris par les Anglais. De cette colline, un déluge de 8 500 boulets s’était abattu sur la ville !

En 1815 plusieurs prélats sont enfermés dans la citadelle de Calvi, et pendant plusieurs mois, mis au pain et à l’eau, pour refus de serment.

Entre 1843 et 1845 est bâti le fort de la Torretta proche du fort Mozzelo et au nord-ouest de celui-ci. Il est baptisé fort Charlet au XIXe siècle.

Laurent Giubega, parrain de Napoléon, se réfugia ainsi à Calvi, alors que la ville s’était faite fidèle aux Français, pendant deux mois de mai à juin 1793 car il avait été chassé d’Ajaccio par les Paolistes. Calvi résista à un siège de deux mois contre Pascal Paoli et ses alliés les Anglais en 1794. L’amiral anglais Nelson y perdit un œil lors de ce siège de la citadelle de Calvi par sa flotte. Après avoir résisté aux Anglais, Calvi passa quand même sous tutelle britannique pendant deux ans. Redevenue française, Calvi restera une forteresse militaire de 1938 à la libération.

  • Époque contemporaine : Dans la nuit du 15 au 16 août 1918, au large de Calvi, le vapeur Balkan, courrier de Corse, est torpillé, causant la mort et la disparition d’environ 400 civils et militaires. Un mémorial a été érigé le 11 novembre 1999 sur la Route de Porto , à la sortie de la ville.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Calvi fut un lieu important de la résistance corse à l’occupant fasciste. Les premiers agents (Toussaint Griffi et Laurent Preziosi) de la mission secrète Pearl Harbour, débarqués par le sous-marin Casabianca le 14 décembre avec Pierre Griffi et Roger de Saule, dans la région de Piana, prennent contact avec les premiers responsables calvais, les frères Dominique et Roch Spinosi. Ceux-ci approuvent l’organisation du réseau de résistance corse en vue d’un débarquement français. Ils prennent en charge les agents pendant une semaine et leur permettent d’obtenir les renseignements les plus précieux. Ils seront ainsi chargés de l’organisation clandestine dans leur secteur et assumeront cette responsabilité jusqu’à l’insurrection armée et la libération totale de la Corse le 4 octobre 1943. La Corse fut le premier département français libéré. Le port de Calvi fut utilisé lors du débarquement en Provence, le 15 août 1944.

La municipalité revendique la naissance de Christophe Colomb à Calvi. Des panneaux le signalent à chaque entrée de la ville. Une stèle a été érigée à la base des remparts de la citadelle. Aucun élément historique ne vient cependant confirmer cette hypothèse très controversée.

Depuis 1967, la ville accueille en garnison le 2e régiment étranger de parachutistes et, depuis 2010, le groupement de soutien de la base de défense de Calvi.

Face à la citadelle sont d’autres fortifications :

  • le fort Mozzelo et ses dépendances, construit en 1756 et désaffecté depuis longtemps. Il a été acquis en 2007 par la municipalité. Actuellement le Centre d’ethnographie et de recherche métallurgique (CERM) s’est installé dans ses locaux ;
  • le fort Charlet abrite depuis la fin de l’année 2013, le Centre de conservation préventive des objets mobiliers de Corse. Au cours du temps, Il avait eu diverses affectations ; dernièrement il accueillait les services techniques de la mairie.

Calvi et sa culture

La culture calvaise passe tout d’abord par ses monuments, son patrimoine religieux, culturel, naturel et des personnalités liées à cette dernière.

Les monuments calvais 

  • La citadelle : Symbole de la ville de Calvi, elle fut érigée à l’époque de l’occupation génoise
  • Le palais des gouverneurs : Autrefois dénommé « Castel Nuovo », ce bâtiment à deux tours dans la citadelle fut la résidence effective des gouverneurs Génois aux XVIe et XVIIe siècles
  • La tour de sel : Construite en 1897, cette imposante tour est un ancien poste de guet où était entreposé le sel. Elle a été rattachée à la citadelle en 1934.
  • Hôtel Nord-Sud : L’hôtel Nord-Sud se situe sur la presqu’île de Saint François. Ce bâtiment remarquable a été construit en 1929 par l’architecte André Lurçat pour abriter des ateliers d’artistes. Transformé, il devient un hôtel. Le bâtiment de forme rectangulaire à deux niveaux, très caractéristique à l’époque cubiste, a abrité les premières formes de tourisme international.
  • La pinède : C’est la célèbre plage de Calvi desservie l’été par le trinighellu, le petit train des plages. Elle tire son nom d’un bois de pins maritimes à l’est de la ville, s’étendant le long de la plage, depuis le lieu-dit « À l’orée des pins » jusqu’à l’embouchure de la Figarella.
  • La presqu’île de la Revellata : La Revellata, c’est l’autre face de Calvi, son côté sauvage, inhospitalier, excepté pour les plaisanciers dans le golfe qu’elle forme, balayée par les vents violents d’ouest. Il n’y a plus d’arbres sur ce bout de terre, seulement un maquis ras, sculpté par Éole sur sa partie occidentale et qui renaît après chaque incendie.

  • Le phare de la Revellata : Quatre kilomètres de pistes mènent à la pointe de la Revellata où a été implanté un phare à éclat, le phare de la Revellata aussi appelé « Phare du golfe de Calvi ».

·Les patrimoines religieux

  • La cathédrale Saint-Jean-Baptiste : Située dans la Haute-ville dans la forteresse génoise, la Pro-cathédrale Saint-Jean-Baptiste a été dès 1625, la résidence de l’évêque de Sagone.

  • L’Oratoire Saint-Antoine : L’oratoire Saint-Antoine-Abbé est la chapelle de la confrérie du même nom. Si la confrérie Saint Antoine Abbé de Calvi date de la moitié du XIVe siècle, son oratoire (appelé casazza en langue corse) date du début du XVIe siècle. Il abrite encore aujourd’hui, contrairement à ce que racontent de nombreux guides, les réunions et les cérémonies de la confrérie (offices des morts, messes, fête patronale, office des Ténèbres, Semaine sainte, etc.) car l’édifice n’a jamais été désacralisé.

  • Église Sainte-Marie-Majeure : De style baroque, elle est peinte en rose et beige et se situe dans la Basse-Ville, son parvis ouvrant sur la rue Clemenceau. En 1774, afin de répondre aux besoins d’une population croissante, Calvi édifia l’église dédiée à sainte Marie. Sa construction est achevée à la fin du XIXe siècle.

  • Notre-Dame de la Serra : Notre-Dame de la Serra est une chapelle située à la sortie de Calvi, sur la route de Porto, elle domine Calvi et offre un superbe panorama sur tout le golfe. La Vierge (sainte patronne de la ville) qui y est dressée sur un rocher voisin protège la baie. Une célébration y est consacrée chaque année.

Patrimoine culturel

Les fortifications de la colline Mozzello : Les fort Mozzelo et ses dépendances, construit en 1756, et fort Charlet construit moins d’un siècle plus tard, désaffecté depuis longtemps et qui avaient eu diverses affectations au cours des temps, connaissent un nouveau destin. Propriété de la CTC depuis 2005, les deux bastions accueillent de nos jours respectivement le Centre d’ethnographie et de recherche métallurgique (CERM) et le Centre de conservation préventive des objets mobiliers de Corse.

Patrimoine naturel

  • Côte rocheuse et falaises maritimes de Capu Cavallu : Situé entre Calvi et Galéria, le site de Capu Cavallu s’étend sur plus de quinze kilomètres de longueur entre la presqu’île de la Revellata et la baie de Crovani. Sa superficie est de 1 119 ha et concerne Calvi et Calenzana. L’urbanisation est quasi absente.
  • Embouchure de la Figarella : La zone occupe 103 ha de la commune. L’embouchure de la Figarella est située dans le golfe de Calvi, à environ 2 km à l’est de la ville. Elle est séparée de l’embouchure du Fiume Seccu par le terrain militaire du Camp Raffali. Le facteur d’évolution le plus important sur la zone est l’évolution des infrastructures touristiques, en particulier un projet de port fluvial à l’embouchure de la Figarella.
  • Massif rocheux de Monte Cintu à Capu di a Veta : Sa superficie est de 2 433 ha et concerne Calvi et Calenzana. La zone est centrée sur un massif rocheux de moyennes altitudes localisé en limite ouest de la Balagne, entre Calvi au nord et le col de Marsolino au sud. Ce massif comprend le Capu Pianu (848 m), le Monte Cintu (801 m), le Capu di a Conca (725 m) et le Capu di a Veta (703 m) lesquels constituent une chaîne de reliefs rocheux escarpés. Elle est favorable à l’élevage extensif susceptible de s’accentuer.
  • Monte Cintu, Capu di a Conca et Capu Rutalbu (Balagne) : La zone concerne Calvi et Calenzana sur une superficie de 416 ha. Elle est centrée sur un massif rocheux de moyennes altitudes localisé en limite ouest de la Balagne, sur les hauteurs de Calvi. Elle est divisée en trois parties correspondant chacune à un sommet et à la présence d’espèces patrimoniales. Elle est favorable à l’élevage extensif susceptible de s’accentuer.

Personnalités liées à la commune

  • Christophe Colomb. Bien que de nombreuses théories sur l’origine de Christophe Colomb existent, les Calvais soutiennent volontiers les thèses historiennes sur son origine calvaise. Il serait né au moment où Calvi appartenait à la République de Gênes. Pour signaler ce fait, des panneaux ont été placés aux entrées de la ville et son effigie a été apposée aux pieds de la citadelle calvaise. Aucun élément historique ne vient cependant confirmer cette hypothèse très controversée.
  • Giovanni da Santo Pietro (Calvi vers 1450 – Lima, Perù 1532), moine franciscain. On a prétendu qu’il était un ami de Christophe Colomb.
  • Antoine-Jean Mattei, dit Joannes Calvius (Calvi 1499 – Trento, Italia 1547), franciscain, définiteur général de l’Ordre en 1535. Il participait au concile de Trente comme définiteur en théologie, légat du pape lorsqu’il est mort. Il a créé le mont-de-piété de Rome en 1539. Il avait commencé à écrire une chronique de son temps avec le titre De Justificazione.
  • Libertat, famille marseillaise d’origine Calvaise. À la fin du XVIe siècle, Pierre Baglione et d’autres Corses empêchent que la place de Marseille soit livrée aux Espagnols. En 1596, Henri IV aurait dit : « C’est maintenant que je suis roi ».
  • Vincent Guibega (Calvi 1761-1800), vicaire général de l’évêque de Sagone, attaché à l’ambassade de France à Gênes (1784), juge au tribunal d’Appel d’Ajaccio (1800), poète, membre de l’Accademia Ligustica degl’Industriosi.
  • Jacques et Marc Cviklinski, dit « Linski » ; le Quai d’honneur porte le nom de ces deux navigateurs calvais disparus tragiquement en mer le 2 février 1996. Fils et petit-fils de Stanislas Cviklinski, ami et médecin d’Albert Camus.
  • Théodore Alfonsi (Calvi 1832 – Paris 1880), poète, auteur d’une Histoire de Calvi et d’un Essai d’Histoire de la Corse.
  • Sébastien Caraffa (Calvi 1864 – Bastia 1936), avocat, historien de la ville de Bastia. À traduit de l’anglais, et publié dans le Bulletin de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de la Corse (BSSHNC), la correspondance d’Elliot et de Nelson sur la Corse.
  • Antoine-Louis Manceaux (Calvi 1862 – Beauvais, Oise 1939), professeur de dessin, peintre.
  • Charles-Jacob Marchal (Calvi 1815 – 1875), professeur agrégé d’Hygiène à la faculté de Paris. A publié une étude sur les eaux thermales de Corse en 1855.
  • Pierre-Napoléon Bonaparte, plus connu sous l’appellation de « Prince Pierre ». En 1852 il s’installa avec son épouse Éléonore-Justine Ruffin, dite « Nina », à Grotta Niella, dans une maison en bordure de mer, dominant la plage de l’Alga au fond du golfe de la Revellata et à quatre kilomètres au sud de Calvi. De cette demeure, il ne reste que des ruines. Il en est de même de sa résidence de chasse à Luzzipeo, sur le territoire voisin de la commune de Calenzana (versant Filosorma).
  • François-Antoine Mariani (Corbara 1715 – Calvi 1779), moine franciscain, docteur en théologie de l’Université d’Alcala, recteur et professeur de droit civil, de droit canonique et d’éthique à l’Université de Corti en 1765. Directeur du collège de Calvi en 1776.
  • Horatio Nelson. (Burnham Thorpe, Norfolk 1758 – en mer à Trafalgar 1805), amiral. Participe au siège de Calvi en mai 1794. Il protégea l’embarquement des Anglais qui quittaient la Corse en octobre 1796.
  • Louis Orticoni (Munticellu 1766-1844), commandant de la place de Calvi pendant les Cent-Jours.
  • Adolphe Landry, natif d’Ajaccio, fut maire de Calvi et ministre du Travail et de la Prévoyance sociale sous la Troisième République, du 27 janvier 1931 au 20 février 1932. Le quai du port porte son nom.
  • Jacques Higelin est un habitué de la ville de Calvi et y a consacré la chanson La Ballade de chez Tao.
  • Jean Masson, homme politique, est mort à Calvi en 1964.

Mais ! Tout cet historique sur Calvi doit vous creuser le ventre ; alors allons à la découverte de la gastronomie de Calvi.

Gastronomie calvaise

Rappelons, que, Calvi se trouve sur la Route des Vins (Strada Vinaghjola). La ville a donné son nom aux vins produits en Balagne. Après agrément par l’INAO, ceux-ci portent l’appellation d’origine contrôlée AOC Corse Calvi. Leur commercialisation se fait essentiellement sur le marché régional. Ainsi donc vous pourrez déguster le vin de : Le Clos Landry, domaine de 25 hectares fondé en 1900 par Thimothée Landry père du député-maire de Calvi et ancien ministre Adolphe Landry, est exploité depuis quatre générations par la famille Paolini et celui de : l’Enclos de Anges de Richard Spurr – Chemin de la Signoria.

Côté poisson, vous avez le choix parmi une large gamme de produit pêché sur place uniquement à la bonne saison en pêche côtière est artisanale qui n’occupe que quelques bateaux pour la capture des produits dits « nobles » : langouste, liches, dentis, rouget pour l’essentiel. On y trouve également dans le golfe de Calvi, visible depuis le rivage, un parc d’élevage de loup et dorade. Il est exploité par la Ferme Acquacole Corse (F.A.C.)

Et si tout ceci ne vous parle pas, alors pourrez faire de bon plat avec  Volailles du Maquis et ses poulets noir fermiers élevé en liberté, ainsi que du lait de brebis collecté par la Fromagerie Sisti.

Calvi c’est aussi des fruits tels que l’avocat, l’orange, l’amande, la figue de Barbarie, la châtaigne.

Des charcuteries comme le salamu (saucisson sec corse, se distingue par sa tranche de couleur assez sombre, traduisant la forte proportion de viande maigre par rapport au gras qui le compose), le sangui (boudin corse, se caractérise par une fabrication souvent domestique et l’apport de nombreux autres ingrédients à celui, principal, qu’est le sang), le prisuttu (jambon sec et cru, assez plat et allongé, à la tranche rouge tirant sur le rose-orangé, enrobée de gras. Chaque pièce pèse environ de 5 à 6 kilos à l’issue de son affinage), le figatellu (saucisse en U de couleur assez sombre, ficelée à ses deux extrémités, qui tire son originalité de la présence de foie de porc), le lonzu (se présente sous l’aspect d’un cylindre irrégulier plus ou moins long, au ficelage apparent. Sous la peau boucanée du produit apparaît à la découpe une tranche bien rouge, traversée ou enrobée du blanc du gras), la valetta (est une charcuterie de forme plate triangulaire correspondant à la basse-joue du porc avec sa couenne, salée et séchée).

Des pâtisseries telles que le fiadone (Sans doute le plus “corse” des desserts, le fiadone est une sorte de gâteau au fromage, de forme ronde ou rectangulaire, peu épais, au dessus doré foncé par la cuisson), le canistrellu (petit gâteau sec de forme triangulaire ou carrée, à base de vin blanc et d’huile, auxquels peuvent s’ajouter des raisins secs, de l’anis ou du citron, des noisettes, des amandes, des pépites de chocolat, du cédrat, de la figue sèche, du miel, de la farine de châtaigne) ainsi des produits laitiers au titre de le calenzana (est un fromage au lait de brebis en forme de pavé aux angles arrondis, dont la particularité réside dans son affinage, qui confère une saveur piquante à sa pâte blanche. Sa fine croûte blanche évoluant vers le jaune-orangé traduit le degré d’affinage), et bien d’autre.

Calvi, c’est bien évidemment un lieu où vous pourrez trouver un camping 3 étoiles en Corse.

Alors soyer les bienvenus !!!